

城中之城 法语剧评朗读[C-drama] La « City of the City » traque les failles humaines au coeur de la finance chinoise En mêlant lutte de pouvoir, intrigues sentimentales, récit initiatique et suspense, City of the City, l'une des rares séries chinoises sur le secteur financier sortie en avril dernier, retrace la descente aux enfers d'un banquier modèle, en proie au doute. Une fable éclairée à l'aube de la crise immobilière en Chine. En explorant les vicissitudes de la vie des gens « ordinaires », Teng Huatao est l’un des metteurs en scène qui sait prendre le pouls de la société chinoise contemporaine. Sa marque de fabrique ? Des histoires d'amour et de haine entre Chinois et l'immobilier. En témoigne déjà Cage à lapins, une de ses œuvres phares sortie en 2009, qui décrit avec justesse le climat délétère chez des aspirants propriétaires à cause de la flambée des prix immobiliers. Cette année, il revient sur le petit écran avec City of the City, une série télévisée en 40 épisodes de 45 minutes diffusée sur iQiyi et la Télévision centrale de Chine, qui nous plonge dans le monde vertigineux de la banque et de la finance en 2018, ainsi que dans les coulisses des levées de fonds de l'immobilier chinois. Dès les premières images, la série donne le ton : une vue plongeante sur Shanghai, mégalopole aux gratte-ciel vertigineux, symbole de l'ambition et des excès. La caméra zoome ensuite sur les visages de jeunes gens pressés qui s'engouffrent dans le métro, parmi lesquels Tao Wuji (Bai Yufan), d'origine modeste qui a réussi à gravir les échelons d'une banque locale à Lujiazui, le quartier financier de Shanghai. Ambitieux, appliqué et dévoué, il voue une admiration à Zhao Hui (Yu Hewei), vice-directeur de la banque, qui finit par le prendre sous son aile. Mais Zhao Hui, homme de principes et de pouvoir, se retrouve confronté à de multiples défis : les frais médicaux faramineux liés à la maladie de sa fille, les passe-droits accordés à son ami promoteur immobilier et les machinations d'un ancien camarade qui cherche à le discréditer. Tenaillé entre ses convictions et la réalité du monde des affaires, Zhao Hui perd peu à peu pied. ...
繁花 法语剧评朗读« Blossoms Shanghai », Wong Kar-Wai à la recherche du temps perdu dans sa ville natale Pour sa première série télévisée, Wong Kar-Wai, cinéaste esthète d’In the mood for love, réussit à orchestrer une intrigue vertigineuse et captivante, tout en plaçant le curseur de l’esthétique visuelle très haut. Une échappée belle dans le Shanghai des années 1990, oscillant entre réalité et illusion. Dix ans après la sortie de The Grandmaster (2013), Wong Kar-Wai fait son retour sur le petit écran avec Blossoms Shanghai, sa première série télévisée. Contre toute attente, cette figure majeure du cinéma hongkongais met au premier plan son histoire personnelle liée à Shanghai, sa ville natale où il est né en 1958. S'inspirant librement du roman éponyme de l’écrivain chinois Jin Yucheng, Wong Kar-Wai mêle ses souvenirs d’enfance et de nouvelles trouvailles, allant jusqu’à faire de Shanghai le personnage principal de son œuvre. 26 janvier 1993, jour du nouvel an lunaire. Bordée d’une centaine de restaurants en plein centre de Shanghai, la très chic rue Huanghe est en effervescence. A Bao (Hu Ge), jeune homme fringant, à peine sorti du Phénix d'or, le restaurant le plus en vue du quartier, se fait renverser par une voiture. Accident ou tentative de meurtre ? Au fil des jours suivants, un kaléidoscope de personnages, comme son mentor (You Benchang), son ami d'enfance, ses associés, ses ennemis et les femmes dans sa vie..., défile dans le commissariat de police, et raconte chacun un fragment d’histoire de la victime. Dans une atmosphère de suspense, la série esquisse le portrait de ce self-made-man mystérieux, l'un des meilleurs investisseurs de la Bourse de Shanghai. À peine entré en scène, A Bao devient déjà une légende. L'introduction est originale et audacieuse, bien que quelque peu complexe avec ses nombreux indices et personnages. Heureusement, une fois le décor planté, la série parvient à donner vie à ses personnages dans une ambiance à la fois nostalgique et envoûtante, imposant ainsi son propre rythme. Après l'accident de voiture, A Bao se relance dans le monde des affaires, jonglant entre différents rôles : intermédiaire commercial, investisseur à succès en bourse et stratège avisé. Il transforme une marque de T-shirt en phénomène à Shanghai, sauve un restaurant, mais se retrouve également pris dans une rivalité croissante avec le clan de Shenzhen. Au gré des tractations commerciales et des luttes boursières, trois femmes - l'épatante Mademoiselle Wang (Tang Yan), la douce-folle Ling Zi (Ma Yili) et la mystérieuse Li Li (Xin Zhilei) - entrent dans sa vie, chacune apportant leur propre dynamique à l'histoire tout en maintenant une relation ambiguë avec A Bao jusqu'à la fin. En marge d’une intrigue souvent surdramatisée et truffée de rebondissements, des histoires d'amour à contretemps, filmées avec retenue et délicatesse, planent sur Blossoms Shanghai tout au long de ses 30 épisodes, à quoi s'ajoutent des voix-off posées, des images léchées et des musiques lancinantes. On y reconnaît l'univers artistique bien singulier de Wong Kar-Wai, mélancolique, mais toujours stylisé et parfois fantaisiste. Du parti pris du dialecte shanghaien aux images sombres, en passant par le brouillage des genres, le réalisateur s’affranchit des règles habituelles sur le paysage télévisuel chinois, nous embarquant dans un voyage visuel et sensoriel presque inédit. Il joue aussi avec le temps, tantôt au ralenti, tantôt en flashback pour reconstituer une époque bouillonnante et légendaire, mais qui semble étrangement hors du temps. Sous la caméra de Wong Kar-Wai, le Shanghai des années 1990 se révèle flamboyant et éclectique. Réalité ou illusion ? Car c'est une image associée davantage aux années folles (1920) de la ville. Au-delà d'une mise en scène virtuose, la puissance de la série tient dans son exploration minutieuse de petits objets, des détails, ainsi que des personnages de second plan, à travers lesquels Wong Kar-Wai signe finalement une lettre d'amour éminemment attachante à sa ville natale.
三大队 法语剧评[C-drama] « The Lonely Warrior », un policier déchu en quête de rédemption Inspiré d'un fait réel, le drama chinois de 24 épisodes, diffusé sur iQiyi, nous emporte vers le périple solitaire mais thérapeutique d'un ancien policier poursuivant sans relâche un meurtrier durant 13 ans. Une série entre polar, drame familial et road-movie. En film et en série, les deux adaptations d’un témoignage écrit par un policier crèvent le grand et petit écran chinois, presque au même moment. Il s’agit de Sandadui, littéralement La Brigade N°3, dont les titres anglais officiels, Endless Journey pour le film et The Lonely Warrior pour la série, tracent déjà les contours d'un récit pittoresque. Les deux œuvres, aux castings cinq étoiles, sont saluées pour leur narration et leur savoir-faire technique. L'engouement pour l'adaptation de ce fait réel pourrait être expliqué par une quête d’authenticité chez les réalisateurs de cinéma et de télévision. D'autant qu'avec au cœur du récit le portrait d'un homme, à la fois héros solitaire et loser magnifique, la série, tout comme le film, revisite délicatement les codes du wuxia, un des genres les plus populaires et les plus anciens de la littérature chinoise. De quoi résonner auprès d’un plus large public possible. La série s'ouvre avec une course-poursuite sous haute tension entre policiers et groupes de délinquants. Une personne, accusée de meutre et de viol, succombe à ses blessures durant une garde à vue. Cheng Bing (Qin Hao), le chef charismatique de la Brigade N°3, est mise en cause. Homicide involontaire ou pur accident ? En 1998, l’enregistrement audiovisuel fait défaut, mais la justice considère que la première hypothèse est plus probante. D’emblée, l’univers de Cheng Bing s'écroule : il est condamné à 10 ans de prison, sa femme le quitte, et ses collègues sont, soit renvoyés, soit mutés. La Brigade N°3, ancien couteau suisse du commissariat de la police, tombe en morceaux. Après avoir purgé sa peine, l'ancien flic sort de prison, respire la liberté et tente de trouver sa place dans la société. Le passé le rattrape quand il apprend que Wang Dayong (Chen Minghao), l’autre criminel de la même affaire qui avait entraîné sa chute, est toujours en cavale. Ses anciens compagnons de route de la Brigade N°3 se rassemblent et débarquent avec lui dans une enquête auto-financée à travers la Chine. ...
新闻女王 法语剧评朗读« The Queen of News », une série hongkongaise addictive Avec la mise en avant de la lutte pour le pouvoir au sein d’une rédaction, la nouvelle série phénomène de TVB, chaîne télé mythique de Hongkong, revisite habilement les codes des séries dites d’« intrigues de cour » chez les journalistes en trame de fond. La série est également disponible sur Apple TV+. Le drama hongkongais a-t-il retrouvé un second souffle ? En tout cas, The Queen of News a le vent en poupe en ce moment. Co-produite par la plateforme Youku (Alibaba), et la plus grande chaîne télé de Hongkong, TVB (Television Broadcasts Limited), la série de 26 épisodes s’est imposée comme le véritable « cheval noir » de la fin d’année. Un vent de nostalgie souffle sur le continent. En effet, entre 1980 et 2000, le drama hongkongais a connu son âge d’or en Chine continentale, allant jusqu’à forger la mémoire collective d’une génération de Chinois. Après le passage de la vague Hallyu, ce sont les séries chinoises qui ont progressivement gagné en élan. Les drama hongkongais sont peu à peu tombés dans l’oubli. Cependant, les femmes dépeintes dans les séries hongkongaises - policière, juge, médecin légiste, etc. - ont servi et servent encore de modèles pour les jeunes chinoises. C'est en cela que The Queen of News a touché la corde sensible du public. Comme l’indique le titre, Man Wai-sum (Charmaine Sheh), présentatrice ambitieuse, assoit sa place de « Reine d’infos » au sein de la rédaction de la chaîne télé SNK-NEWS. Elle a fait sensation en couvrant, une dizaine d’années auparavant, une affaire de grand banditisme hongkongais. Elle est en guerre ouverte avec Leung King-yan (Kenneth Ma), l'autre star de la maison et un de ses anciens disciples. Dès le premier épisode, autour d'un accident de bus mortel, les deux présentateurs s’affrontent dans une joute oratoire savamment écrite. Efficace et percutante, la première intrigue, délicieusement élaborée en seulement deux épisodes, se termine par un coup de théâtre ...
风吹半夏 法语剧评朗读[C-drama] « Wild Bloom », les années sauvages d'une self-made-woman chinoise La star du petit écran chinois Zhao Liying incarne une entrepreneuse ambitieuse et aventurière, à l'image d'une Chine en plein décollage économique dans les années 1990. Une épopée économique empreinte de nostalgie. Tout, ou presque, commence par ce grand banquet d'affaires où se réunissent petits et grands patrons des usines sidérurgiques de la ville. Nous sommes en 1996. Robe rouge vif, boucles d'oreilles dorées, longs cheveux ondulés et talons aiguilles, Xu Banxia (Zhao Liying), récupératrice de métaux usés, se fond paradoxalement dans cette masse majoritairement masculine. Prévenante et serviable, elle distribue avec soin des cadeaux préalablement sélectionnés aux convives. Autour de la table, tour à tour flatteuse et manipulatrice, elle est capable de boire d'un trait un pichet d'alcool pour gagner le respect de ses pairs et de ses clients. Un repas digne d'un champ de bataille : entre vieux routiers, on se déguise, on sonde les intentions de chacun, on calcule sa position, on sème la discorde et on n'hésite pas à attaquer le moment venu. C’est l’une des séquences emblématiques de Wild Bloom, série chinoise de 36 épisodes diffusée sur iQiyi. Emblématique, car en quelques minutes se succèdent au moins neuf personnages haut en couleur, et posant le personnage de Xu Banxia qui se trouve à un tournant de sa vie. L’héroïne ambitieuse sait saisir l'opportunité, mais tombe tout de même dans certains pièges tendus par ses frères-ennemis. Entre mésaventure et aubaine d’un soir, on y voit, de fait, une allusion à son ascension professionnelle des années plus tard : de la récupération de déchets d’aciers, elle s’oriente vers l’exportation de ferraille, avant de construire elle-même une usine sidérurgique qui a les capacités de s’introduire en bourse. La fibre nostalgique L’intrigue principale porte ainsi sur le quintet atypique que forment Xu Banxia et ses quatre confrères-concurrents : le « grand frère » Wu Jianshe (Liu Wei), l'opportuniste Qiu Bizheng (Qiu Bizheng), le manipulateur Guo Qidong (Song Xi) et l'homme infidèle Feng Yu (Ren Zhong). Une brochette de personnages secondaires assez truculents : chacun a son secret, ses lubies, ses combines, ses obsessions et ses objectifs. L’un des plus grands charmes de la série est sans doute l’évolution des rapports de forces dans ce bataillon de vieux renards. Se mêlant sans cesse aux démêlés commerciaux et judiciaires, ils s’allient, se méfient, se vengent, mais réussissent toujours à se concilier. Comme dit le dicton : il n'y a pas d'ami éternel, ni d'ennemi éternel, mais il y a des intérêts éternels. Une cruelle leçon pour réussir en affaires. De plus, les relations interpersonnelles qu’ils cultivent, non sans artifice et hypocrisie, sont un clin d'œil malicieux fait à la réalité des Chinois et créent curieusement des effets comiques. Musique et costumes vintages, maquillage flamboyant... la série joue sur la fibre nostalgique et réussit à reconstituer l'atmosphère des années 90, proposant ainsi aux spectateurs une immersion visuelle et auditive au cœur de l'aventure commerciale et humaine. Un délice à regarder. Les succès et les méandres des années 90 Adaptation libre du roman Tu ne mérites pas la réincarnation de l'écrivaine chinoise A Nai, le drama dresse un portrait passionnant et tout en nuance d’une « self-made woman » chinoise dans le secteur des industries lourdes, sur fond de réformes économiques dans les années 1990. Plus qu'un récit initiatique, Wild Bloom tente également de décortiquer les succès et les méandres de cette époque si particulière dans l'histoire de la Chine moderne. En effet, le titre originel du roman fait référence aux malédictions proférées par une villageoise contre Xu Banxia, qui a délibérément pollué une plage pour mieux négocier dans un rachat de terre. « Tu ne mérites pas la réincarnation ! » Tout un symbole de cette génération d'entrepreneurs du privé, jadis en proie à une culture généralisée de l'impunité. Dans un monde mis à mal par la culture de l’argent-roi, sans foi ni loi, Xu Banxia a des doutes, notamment quand Chen Yuzhou (Huang Chengcheng), son ami intime et associé de toujours, tombe soudainement malade, réveillant les vieux démons. Elle s'interroge sur la manière dont elle s'enrichit, et choisit d’assumer sa part de responsabilité. Les années sauvages font place à l’ordre et l’État de droit. Malgré une fin un brin moralisatrice, la série prend de la hauteur en abordant le thème de la rédemption, après avoir sondé la part sombre de la première génération des capitalistes chinois modernes.
唐朝诡事录 法语剧评朗读« Strange Tales of Tang Dynasty », entre horreur et fascination Excentrique et horrifique, le thriller médiéval à la chinoise a puisé ses inspirations dans la littérature fantastique de la dynastie Tang. Au-delà de l'extraordinaire, de l'étrange et de l'exotique, c’est une véritable fresque politique et sociale qui est dépeinte. Sans casting de haute volée ni gros budget publicitaire, Strange Tales of Tang Dynasty, série chinoise de 36 épisodes, a pourtant réussi, par le bouche-à-oreille, à cartonner auprès du public chinois. Un succès critique et populaire, aussi rare que précieux. L’œuvre s’inscrit dans la lignée du polar historique chinois :le héros Su Wuming (Yang Zhigang) n’est personne d’autre que le disciple du légendaire détective Di Renjie (détective Dee), une sorte de « Sherlock Holmes chinois », sauf que le premier est inspiré d’un personnage historique de l’empire du Milieu. Mais le réalisateur Bai Shan y apporte une nouvelle touche d’étrangeté, aussi envoûtante qu’hypnotique, qui ne cesse d'interroger le réel, tout en sondant la psyché des Chinois sous le règne des Tang, l’âge d’or de la civilisation chinoise. La première séquence donne le ton. En pleine nuit, le chef de police de Chang’an est réveillé par un chat noir, au regard énigmatique. Furieux, il saute hors du lit et part à sa poursuite dans la cour. Soudain, une femme mystérieuse fait apparition, comme tombée du ciel. Esprit surnaturel ou hallucination ? Le policier semble perdre la tête et se noie dans l’étang. Cette mort étrange va révéler une affaire non élucidée de disparitions de jeunes mariées qui serait liée à la fascination des notables de la ville pour le mystérieux « thé noir de Chang’an ». C’est ainsi que le lettré Su Wuming, nouveau chef de police, forme avec le militaire Lu Lingfeng (Yang Xuwen), gendarme de la cour royale, un tandem atypique et efficace, perçant peu à peu le mystère autour du « thé noir de Chang’an ». Peut-on se fier à ce que l’on voit ? Cette interrogation sert de file d’Ariane de Strange Tales of Tang Dynasty, qui se compose de huit contes insolites et déconcertants, dont celui de « thé noir de Chang’an ». Un relais de poste rempli de pythons, un brigand passionné de poésie, une fleur qui défigure les femmes coquettes... Adaptée du roman homonyme de Wei Fenghua, la série fait référence à de nombreux livres fantastiques datés de la dynastie Tang, comme Miscellaneous Morsels from Youyang, L’histoire Xiaoxiang ou encore Les légendes, œuvres souvent peu considérées par rapport au rayonnement de la littérature de cette époque. Mais pour le producteur de la série Guo Jingyu, ces écrits, qui font côtoyer l’aristocratie et les bas-fonds, peuvent être source d’inspiration. Au-delà du sensationnalisme, le drama, à la croisée du polar et du road-movie, déroule tour à tour le folklore, le rituel, la croyance, la superstition, ainsi que le fengshui sous le règne des Tang. Les téléspectateurs sont ainsi invités à se plonger dans un univers familier et étranger à la fois. D’autant qu’ici l’horreur allie parfois l’humour, créant souvent des situations burlesques et déjantées. L’ambition du réalisateur ne s’arrête pourtant pas là. Il choisit de mettre en avant les méandres de la gouvernance locale et le destin chaotique des gens ordinaires, sur fond de rivalités de pouvoir et d’influence au plus haut sommet de l’État. Contre toute attente, la série aborde des thèmes sociaux qui s’avèrent finalement assez universels, comme la panne de l'ascenseur social, la limite éthique et scientifique, ou encore la corruption politique. Ce mélange de fantastique horrifique et de satire sociale nous fascine et nous interroge sur notre propre société et époque.
Zyko这街夺冠 法语朗读Le danseur français Zyko sacré champion de la saison 5 de « Street Dance of China Considéré comme « authentique », « modeste » et « créatif » par les téléspectateurs chinois, l’artiste français a réussi à transcender, à plusieurs reprises, la scène de l'émission chinoise par ses prestations de danse aussi originales qu’audacieuses. « Je n'arrive pas à y croire. Je suis vraiment fier d'être le premier étranger à avoir remporté le grand prix de Street Dance of China », s'est exclamé sur Instagram le danseur de hip-hop français Zyko, Nicolas Monlouis de son vrai nom. Le 29 octobre, durant la finale de l’émission dédiée à la street dance qui s’est tenue à Macao, le candidat originaire de Sarcelles s’est imposé face à la danseuse japonaise Kyota, grâce à « ses techniques subtiles et ses prestations en danse aussi diversifiées qu’élégantes », selon Xinhua. En effet, surnommé « maître de la géométrie et de l'espace » par les téléspectateurs chinois, le Français, spécialiste des mouvements à illusions d’optique, était l'une des révélations de la quatrième saison de Street Dance of China. Depuis 2020, de nombreux street danseurs de l’Hexagone ont participé à cette émission télévisée diffusée sur Youku (Alibaba), et conquis une grande partie du public chinois par leur innovation et exigence artistique, ainsi que par leur charisme. Une finale haute en couleur Lancée depuis 2018 sur fond d'émergence de la culture hip-hop en Chine, Street Dance of China, une des émissions les plus suivies dans l'empire du Milieu, est un télé-crochet de danse, unique dans son genre, ponctuée de spectacles chorégraphiques et de « battles » organisés tout au long de ses 12 épisodes. Si la dernière saison a rassemblé une centaine de candidats venus du monde entier, seulement 13 d’entre eux ont réussi à décrocher le ticket d’entrée pour la demi-finale et la finale, retransmises en direct depuis la Cotai Arena à Macao. Le match était composé de deux parties : présentation de 13 spectacles chorégraphiés puis « battles » entre les candidats les mieux notés. Et cette année, c’est le Français Zyko qui remporte le titre de champion après huit heures de compétition acharnée. Zyko, entre hip-hop et culture chinoise Contrairement à la finaliste Kyota qui a choisi de revenir à la danse hip-hop pure et dure pour son dernier spectacle chorégraphique, Zyko a misé sur la fusion entre hip-hop et culture chinoise, en interprétant Bai Ze, un animal mythologique chinois, en tandem avec le danseur et chorégraphe chinois Ma Xiaolong. En effet, le plus grand charme de l’émission, c’est qu’elle nous permet d’apprécier la street dance dans toutes ses formes, entre coutumes et innovations, technicité et création artistique, Orient et Occident. En témoignent les prestations, aussi originales qu’audacieuses, données par le danseur français tout au long de l’émission. Plusieurs de ses œuvres chorégraphiques telles que Intouchables (avec Siwen) ou encore La Chambre vide(avec Dykens et Zhu Jiejing) ont eu un énorme succès auprès du grand public chinois. Apprécié par les téléspectateurs pour sa « modestie », son « authenticité » et sa « capacité créative », l'artiste français a réussi à transcender, à plusieurs reprises, la scène de l'émission. Espoir de la jeunesse Street Dance of China, qui a pour thème « battle for hope », ou bataille pour l’espoir, mise sur la jeune génération des danseurs pour sa cinquième saison. Contrairement à la saison précédente, peuplée de grandes stars de street dance venues des quatres coins du monde, les candidats de cette année ont tous moins de 30 ans, dont une majorité de nouveaux visages. C’est à la fois une nouveauté et un défi, d’autant que les organisateurs de l’émission ont dû courir contre la montre face à l’incertitude causée par la situation épidémique en Chine. Si les professionnels français et japonais ont imprimé leur marque et brillé sur la scène, de nombreux jeunes danseurs chinois ont également réussi à faire impression. Le parcours initiatique du danseur de popping Zhong Chen est un bel exemple. Le vingtenaire a tenté sa chance tous les ans dans l’émission avant d’être enfin sélectionné pour la demi-finale de la cinquième saison. Le travail acharné a porté ses fruits. Une belle leçon de danse et de vie.
庭外/Out of Court 法语剧评朗读亦正亦邪,被李宗翰演的薛冬笑死😆 « Out of Court », un polar captivant hors des sentiers battus Portée par un casting cinq étoiles, la série chinoise de 20 épisodes nous plonge dans un labyrinthe truffé de faux-semblants, de non-dits, et d'allusions. Un polar pur et dur hors des sentiers battus. Les amateurs de séries policières chinoises vont se régaler. Figure phare du polar chinois, le scénariste Zhi Wen, ancien avocat de profession, connu notamment pour son thriller phénomène Day and Night (2017), signe une nouvelle série policière : Out of Court, réalisée par Zhang Li et Huang Wei, deux poids lourds du petit écran chinois. Le drama se compose de deux histoires indépendantes qui se font écho : Blinding Elephant et The Last Straw. Une initiative originale, qui ne demeure pas moins un défi quant à la réception du grand public peu habitué à ce format. Mais grâce à un récit dynamique tout en finesse et un suspense captivant, la série est un succès en Chine, avec un score de 7,6/10 sur Douban, devenant le meilleur polar de l’année. Le premier volet retrace en six épisodes un déplacement professionnel à Nanjin, du magistrat Lu Nan (Xia Yu, prix du meilleur acteur du Festival de Venise en 1994), qui, avec la police locale et l'avocat Qiao Shaoting (Luo Jin), réussit à élucider, en seulement 16 heures, un meutre qui a eu lieu il y a neuf ans. Le titre annonce la couleur. En effet, Blinding Elephant, ou l'angle mort, sert de ligne conductrice de l'histoire. Enchaînement d'accidents de voitures, dissension au sein de la police, trafic de drogue et mise en cause d'une condamnation à mort... Dès le premier épisode, une pléthore d'informations se défilent sous les yeux des téléspectateurs. D’autant que pour résoudre l'ultime énigme, chaque détail compte. Brut et sobre, la série, ponctuée de rebondissements inattendus et de coups de théâtre, renonce à déployer un décor pour créer artificiellement une ambiance de suspense. Elle préfère revenir aux fondamentaux du polar classique : la crédibilité de l’histoire, ainsi que la déduction et la résolution d’un mystère. Contrairement au jeu narratif, aussi efficace qu’habile, presque hollywoodien du premier opus, The Last Straw joue sur le temps long et l'interconnexion de différents personnages. L’avocat Qiao Shaoting, personnage secondaire de Blinding Elephant, devient ici le protagoniste, obsédé par un meurtre sans cadavre, pour des raisons tant professionnelles que personnelles. Pris dans un engrenage des affrontements et radié temporairement du barreau, il est contraint de travailler en tandem avec Xiao Zhen (Jiao Junyan), une novice peu commune. Derrière de nombreux procès concernant l'expropriation, le harcèlement sexuel ou encore des fonds d’investissements, se dresse la concurrence acharnée que se livrent deux cabinets et deux générations d’avocats. Le plus grand charme de la série, ce sont les relations ambiguës entretenues par Qiao Shaoting et ses deux anciens camarades de classe, Zhang Zheng (Li Guang Jie) et Xue Dong (Li Zonghan), devenus respectivement son patron et son adversaire. Vrais amis ou faux ennemis ? Au fil des intrigues, les masques tombent et les énigmes se dissipent peu à peu. Les deux mises en scène, radicalement différentes, ont pourtant un point commun : les deux réalisateurs ont pris soin de laisser les téléspectateurs sur une ambiguïté qui les hantera même après la fin de la série. Un sourire, un geste, ou encore une phrase sont susceptibles de renverser les situations et donner des indices dans la recherche du vrai criminel. Au point qu’on peine à reconnaître un gentil d’un méchant. Les créateurs de la série font le pari de laisser libre cours à l’imagination de chacun, leur permettant de s’approprier l'œuvre. Un choix artistique aussi audacieux que subtil. Il n’empêche : trop d’allusions tue l'allusion. Donc, il faut savoir lire entre les lignes et capter le hors-champ, faute de quoi nous risquons de se perdre dans les détails et la confusion.
涂鸦艺术家Satr采访 法语朗读她好酷! Entre tradition chinoise et street art, la fresque murale de l'artiste chinoise Satr s'affiche à Paris L’artiste chinoise a transcendé les murs parisiens en dessinant cet été la fresque murale Nostalgia sur un immeuble en plein quartier asiatique de la capitale française. Entretien. Avenue d'Ivry, 13e arrondissement de Paris. Une fresque murale flanque l’entrée du supermarché asiatique Tang Frères. Quatre couleurs, deux animaux et un arbre. L'œuvre intitulée Nostalgia, signée de l’artiste de street art chinoise Satr résume bien l’univers de la jeune graffeuse, entre la bestialité et la nature, l’Orient et l’Occident. Née en 1995 à Zhenjiang du Guangdong, Satr, Deng Cunxin de son vrai nom, fait aujourd’hui figure de proue parmi les artistes graffeurs en Chine. Avant de sublimer cet été le mur du quartier chinois à Paris, elle avait déjà posé ses empreintes sur les murs de nombreux pays tels que les États-Unis, l’Allemagne, la Russie, l’Italie… Entrée dans le monde du graffiti en 2013, elle parvient à trouver son propre style : une maîtrise de l’utilisation de la bombe ainsi que des couleurs transparentes pour dessiner des animaux marqués par une expressivité émotionnelle. Le résultat est inattendu. Les différentes nuances de noir, très présentes dans les créations de Satr, nous offrent la même fluidité et souplesse que l’on retrouve dans la calligraphie ou la peinture traditionnelle chinoise. Le fruit d’un hasard, selon l’artiste, comme la genèse de sa dernière œuvre parisienne. Comment est né le projet de la fresque murale de Paris ?C’était un pur hasard. Pendant mon séjour en Europe de deux mois, j’ai passé notamment du temps entre l’Allemagne et la France pour réaliser des projets prévus de longue date. Mais fin juillet, Christian Guémy, alias C215, un des mes amis artistes vivant à Paris, m’a proposé de peindre une fresque murale dans la capitale française. Il a également contacté la mairie du 13e arrondissement pour les démarches administratives. Tout s’est passé très vite. Le mur choisi se trouve en plein quartier asiatique. Comme je suis spécialisée dans les dessins d'animaux, j’ai choisi de peindre un tigre de Sibérie, animal totem du Nord-Est de la Chine, qui se repose sous un pin en regardant au loin. Une hirondelle survole au-dessus de la tête du tigre, comme si elle est en train de transmettre les pensées de ce dernier vers son pays d'origine. L'œuvre s'intitule ainsi Nostalgia. Cela est également lié à mon état d'esprit du moment : vers la fin de mon voyage en Europe, la Chine me manquait beaucoup. Quels étaient les défis pour la réalisation de ce projet spontané ? Le premier défi reste la courte période de préparation. Je n'avais que cinq jours devant moi après confirmation du projet pour définir le thème et faire une ébauche. De plus, la mairie n'avait pas prévu, faute de temps, de nettoyer et de peindre le mur, j’ai donc dû le faire moi-même. Désemparée, j’ai lancé un appel à l’aide sur le réseau social chinois Xiaohongshu. À ma grande surprise, une étudiante chinoise qui habite dans le coin a vu mon poste et m'a proposé son aide en me servant d’interprète et d’assistante à mes côtés. C’est grâce aux aides des locaux que j’ai pu réaliser ce projet. Le manque de matériel adéquat constituait un autre défi. J'avais à ma disposition un élévateur qui ne pouvait que se lever et descendre sans pouvoir prendre du recul. Or, pour réaliser une fresque murale de cette taille, il fallait que je puisse reculer de temps en temps pour vérifier l’avancée de mon travail. Je devais donc descendre de l’élévateur et monter dans l’immeuble en face à de nombreuses reprises pour être sûre que tout se passait comme je le voulais. Ce n’étaient que de petites incidences qui n’ont pas impacté la réalisation du projet. Sincèrement, je me suis sentie soulagée et heureuse d’avoir relevé ces défis. Les imprévues ont fini par devenir de belles surprises de rencontre, d’amitié et d’enrichissement. Vous aimez sortir de votre zone de confort dans la création artistique. Qu’est-ce que vous avez fait de différent dans le projet parisien ? C’est un tigre avec de très longues rayures. D’habitude, avec de la bombe, il est difficile de bien dessiner sur le mur des lignes continues aussi longues et fluides. Mais j’ai réussi le pari, donc pour moi, c’est déjà un dépassement de soi. ... 48 Avenue d’Ivry 75013 Paris
幸福到万家/The Story of Xingfu 法语剧评朗读哈哈哈罗晋好帅哇 [C-drama] « The Story of Xingfu » ou le bonheur est dans le pré Portée par la star chinoise Zhao Liying, la série de 40 épisodes nous offre une plongée au cœur du monde rural chinois, tiraillé entre le carcan de ses valeurs traditionnelles et les aspirations d'une jeune génération en quête de nouveauté et de sens. En plein mariage, He Xingfu (Zhao Liying), la mariée défend sa sœur, victime d’attouchements, en frappant son agresseur qui n’est autre que le fils du chef du village. Dès le premier épisode, l'ambiguïté qui existe dans les rapports entre loi et coutumes s'installe. Elle nous interroge, nous trouble et nous irrite. Mais pour certains, les attouchements dont la sœur de la mariée est victime font partie de la tradition folklorique chinoise Naohun, littéralement « perturber le mariage ». Mais dans la Chine d’aujourd’hui, l’acte ne passe plus et est dénoncé comme une agression sexuelle. C'est une confrontation aussi physique que symbolique, qui provoque, par effet domino, une crispation intense dans le village Wan jadis tranquille, ainsi que le bouleversement de la vie des villageois. Avec The Story of Xingfu (幸福到万家), le réalisateur Zheng Xiaolong, connu notamment pour la série phénomène The Legend of Zhen Huan, retrace, avec finesse et précision, le parcours initiatique de la jeune paysanne He Xingfeng. Un brin têtue, elle s'avère être un véritable tourbillon, qui ose même saisir la justice pour défendre les agriculteurs dans des contentieux qui les opposent aux autorités locales. Une initiative inédite voire provocatrice pour les riverains ayant pour devise : « le plus précieux, c'est l'harmonie ». Une femme de la campagne, peu éduquée, défie contre vent et marée, l'ordre établi et les archaismes persisitants ancrés dans le monde rural, avant d'entrer par effraction en zone urbaine. Un sujet aussi original que délicieux, qui a été déjà croqué, avec brio, par le très réputé cinéaste chinois Zhang Yimou dans le film Qiu Ju, une femme chinoise, sorti en 1992. En effet, la série télévisée a été adaptée du roman homonyme The Legend of Qiu Ju, mais en transposant ses personnages dans un contexte plus récent, c'est-à- dire les années 2010. Pour une fois, l’intrigue sentimentale n’occupe pas le cœur du récit. En 40 épisodes de 45 minutes, le réalisateur bâtit, avec un récit linéaire, une dramaturgie aussi intense que subtile, autour des méandres des relations sociales dans la campagne chinoise, d’ailleurs en perpétuelle évolution sur les plans économique et judiciaire. Le concept de la « face », l'importance du guanxi (réseau), l'ignorance de la loi, le repli sur soi, la gérontocratie, la suprématie de la bureaucratie... Sans enjoliver mais sans jouer sur le misérabilisme, la série dissèque, de manière presque clinique, les maux des rapports sociaux statutaires qui gangrènent l’univers rural chinois. Beaucoup le voient même comme un clin d'œil à Fei Xiaotong, grand sociologue chinois et père fondateur du concept du « modèle d’ordre de la distinction des statuts », pour décrire le système social chinois : le jugement de valeur se fait en fonction de la filiation et de la proximité relative des relations avec soi-même, au lieu des valeurs universelles telles que l’égalité ou la fraternité. Si la série frappe juste, c'est surtout grâce à ses personnages, aussi complexes que nuancés, et à la prestation prodigieuse d'acteurs aguerris, qui se fondent dans le paysage rural avec un naturel saisissant. Wan Shantang (Liu Wei), chef du village, est plus qu'un patriarche autoritaire. Audacieux et charismatique, il a fondé des entreprises dans l’objectif d'améliorer le niveau de vie des villageois. Archétype d’une génération révolue, il forme pourtant, avec la jeune He Xingfu, héraut de la jeunesse au caractère bien trempé, un duo de choc, qui avance ensemble en eau trouble et tente de surmonter la fracture générationnelle. Le plus grand charme de la série revient évidemment à l'autre tandem particulier, que forment He Xingfu et son patron et avocat Guan Tao (Luo Jin). Alors que ce dernier prodigue des conseils pour que He Xingfeng s’approprie les codes urbains et s’émancipe par l’éducation, celle-ci lui sert d’intermédiaire avec les agriculteurs plaignants dans les affaires juridiques, contribuant indirectement au développement des activités du cabinet. Une double métamorphose, à la fois pour He Xingfu qui s’émancipe de sa vie rurale et pour Guan Tao dont la carrière s’envole, pleine de tendresse et d'émotion. La série aborde ainsi, de manière intelligente, le sujet délicat de l'amitié entre homme et femme, d'ailleurs peu présent dans le paysage télévisuel chinois. Malgré une fin précipitée et trop lisse, le réalisme romancé de la série apporte un vent de fraîcheur dans le paysage télévisuel chinois, dominé par les C-dramas romantiques ou d’époque.
风起洛阳 法语剧评朗读« Luoyang », l’énigme de la cité pieuse Adapté du roman éponyme de l’écrivain Ma Boyong, ce thriller historique qui se déroule au VIIIe siècle sous le règne de l’impératrice Wu Zetian, propose une plongée dans le complot et le mystère au cœur de la capitale des Tang : Luoyang. Une série captivante qui interroge notre rapport à la vengeance. Entrée en scène macabre : les premiers rayons de soleil se faufilent au travers des volets. Un homme, en habits crasseux, se réveille, avec un léger sourire au coin des lèvres, dans un cercueil entrouvert. L’homme s’appelle Gao Bingzhu (Huang Xuan), un fossoyeur issu des bas quartiers. Une grosse journée s’annonce : il a retrouvé la trace de la mystérieuse secte Chunqiu Dao suspectée d’avoir tué deux de ses détracteurs. Les circonstances du meurtre, qui a eu lieu en pleine rue de Luoyang, impliquent deux autres personnes : Baili Hongyi (Wang Yibo), fils de ministre et Wu Siyue (Song Qian), milicienne proche de la famille royale. Un engrenage fatal se met en place compromettant le plus haut sommet de l’empire. Le trio atypique lève peu à peu le voile sur une organisation clandestine mais puissante. Diffusée fin 2021 sur iQiyi, Luoyang, série chinoise de 39 épisodes, est une belle adaptation du roman éponyme de Ma Boyong, célèbre pour ses récits truffés de faits historiques et de références culturelles. Luoyang, œuvre de pure fiction, présente ses intrigues de manière presque documentaire, dans un contexte historique réel. Le règne de la redoutée Wu Zetian, l’unique femme empereur de l’histoire chinoise, sert de toile de fond à ce thriller époustouflant. Le système de dénonciation, l’obsession religieuse, le cosmopolitisme esthético-culturel, la construction de temples bouddhiques gigantesques… Un flot de situations historiques, aussi lointaines que fascinantes, défilent sous les yeux des téléspectateurs, autour d’un scénario bien ficelé, une ambiance ténébreuse à la lisière du mythique et des scènes d’action intenses, carburant au suspense et à l’adrénaline. Côté mise en scène, un vrai délice. Xie Ze, réalisateur de la série et ancien cameraman, nous propose, avec virtuosité, une immersion fantastique dans l’âge d’or de la dynastie Tang. Des spécialités culinaires à l’architecture, en passant par les rituels de mariage, tout est conçu pour donner à voir la splendeur et l’extravagance d’une cité pieuse, où se juxtaposent faste des palais et pauvreté des bas-fonds. Autre charme de la série, les trois protagonistes détectives : Gao Bingzhu, est un sombre chevalier errant ; Baili Hongyi, un gourmand passionné de sciences et techniques ; Wu Siyue, une soldate obsédée d’arts martiaux et de justice, qui tente de trouver sa place dans un univers masculin. En Chine, la série a eu une réception mitigée. En effet si Huang Xuan y interprète, avec justesse et émotion, un faux méchant rongé par la vengeance, le jeu d’acteur rigide et simpliste de Wang Yibo et Song Qian, deux vedettes de la chanson converties en acteurs pour l’occasion, peine à convaincre. Sans compter que la série présente un air de déjà-vu : le spectateur se souviendra certainement de Détective Dee — Le Mystère de la flamme fantôme, film signé Tsui Hark en 2010, avec une similaire histoire de complot politique sous le règne de Wu Zetian…
梦华录剧评法语朗读« A Dream of Splendor» : un vieil opéra, fil conducteur d’un thème contemporain Avec A Dream of Splendor, série de 40 épisodes diffusée cet été sur WeTV, la réalisatrice Yang Yang offre une adaptation très libre d’un célèbre opéra du XIII siècle.
谁是凶手/Who is the murderer 剧评法语朗读« Who is the murderer », extension du domaine de la manipulation Diffusée fin 2021 sur iQiyi, la mini-série de 16 épisodes nous plonge dans un engrenage destructeur de la manipulation et de la violence, révélant les ravages psychologiques laissés par un crime morbide non élucidé. ...
费那奇动画周艺术总监采访 法语朗读她拍的片子«杯子里的小牛» 也好看的!
自恶/Je me gratte 导演采访 法语朗读最近没写新的,炒个冷饭!!